1. Le hadith de Jabir dans Sahih Muslim
Sahih Muslim traite la mut’a (mariage temporaire) dans le Kitab al-nikah, le livre du mariage. Page 551, Abu al-Zubayr rapporte de Jabir b. Abd Allah :
Muhammad b. Rafi m’a rapporté : Abd al-Razzaq nous a rapporté : Ibn Jurayj nous a informés : Abu al-Zubayr m’a informé, disant : j’ai entendu Jabir b. Abd Allah dire : nous pratiquions la mut’a pour une poignée de dattes et de farine, quelques jours durant, au temps du Messager d’Allah, que la prière et la paix soient sur lui, et d’Abu Bakr, jusqu’à ce que Omar l’interdise, dans l’affaire de Amr b. Hurayth.1

Texte arabe du passage surligné
١٦-(١٤٠٥) حدثني محمد بن رافع، حدثنا عبد الرزاق، أخبرنا ابن جريج، أخبرني أبو الزبير، قال: سمعت جابر بن عبد الله يقول: كنا نستمتع بالقبضة من التمر والدقيق، الأيام، على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبي بكر، حتى نهى عنه عمر، في شأن عمرو بن حريث.
« Nous pratiquions la mut’a » : la formule est explicite, et elle vise le grand nombre des Compagnons. La dot est une poignée de dattes. Seulement des dattes ? Non : une poignée de farine également. Quelques jours durant. Et seulement du vivant du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui et sur sa famille ? Non plus : sous Abu Bakr aussi, tout au long de son califat, à son su et avec son assentiment. Jusqu’à ce que Omar l’interdise, à l’occasion d’une affaire précise, celle de Amr b. Hurayth.
Comment peuvent-ils donc qualifier al-mut’a de fornication, de débauche ou de prostitution ?!
Notes
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Sahih Muslim, Kitab al-nikah (16), chap. 3, hadith 16 (1405), éd. Bayt al-Afkar al-Dawliyya, Riyad, 1419 H./1998, p. 551. ↩
Sources & Références
- Sahih Muslim


